La puissance de l’Intention Délibérée.
Qu’arrive-t-il si je porte mon attention sur une pensée précise?
Je suis l’ainée d’une famille de 5 enfants. Lorsque nous créons un temps pour se rencontrer, l’échange d’opinion est au rendez-vous. Un de mes frères, que je considère comme un sage, amène une discussion sur le bénévolat. Son point de vue était que, la base du bénévolat est l’altruisme. De mon côté, je ne croyais pas à l’altruisme au sens pur du mot. Dans le bénévolat (du moins chez moi), il y a toujours une forme de remboursement ou d’échange. On rembourse l’essence, on offre le repas, etc.
La conversation a été très animés, chacun y allant de son argument. Personne n’a convaincu l’autre et, personne n’a trouvé une autre définition pour déterminer si le bénévolat était basé sur autre chose que l’altruisme.
De mon côté, j’ai voulu expérimenter l’altruisme, au sens propre que je lui donnais. Il me fallait un sujet.

(www.freedpi.com)
Parmi mes nombreuses occupations, j’ai été brigadière dans un autobus scolaire pour enfants handicapés intellectuels. Mon travail consistait à assurer la sécurité à bord. Parmi les enfants, il y avait des trisomiques, des handicapés moyens à lourd (il peuvent communiqué mais leur capacité intellectuel se situe entre le niveau de 5 ans à 8-9 ans) et il y avait des cas lourds, c’est-à-dire aucune communication possible entre eux et nous.
Mon sujet s’appelait Marco, il avait environ 9 ans. On le déplaçait en chaise roulante, il portait un casque protecteur, et ses yeux fixaient le néant. La première fois que je l’ai vu, mon cœur s’est arrêté. Il était une sorte de caricature d’un de mes fils. La même couleur et forme de yeux, la même bouche, la dentition un peu exagéré avait des similitudes avec celle de mon fils.
Un élan de gratitude m’a envahit. J’ai réalisé que j’aurais pu avoir Marco comme fils. En même temps un élan d’amour a surgit pour Marco.
Marco habitait dans un hôpital pour enfants et, ses parents l’avaient abandonné. (Ici je ne prête aucun jugement vis-à-vis des parents, je vous reparlerai de la puissance qui ce cache derrière “vivre et laisser vivre” dans un prochain blogue). Je venais de trouver mon sujet d’expérimentation.
Je voulais apprendre ce qu’était l’amour sans condition, donner sans attentes, aimer sans possibilités d’échange. Finalement, c’est mon frère qui avait raison, il y a toujours un échange en bout de ligne.
Voici donc l’histoire de Marco.
Tout les matins, je prenais la décision de poser des gestes de respect et d’amour à tous les enfants qui montaient dans mon autobus. J’ai donc placé Marco tout prêt de moi, pour le touché… j’allais même jusqu’à l’embrasser. Le chauffeur d’autobus me disait que j’étais cinglé, qu’on ne savait pas si il avait des maladies, comme l’hépatite ou autre chose. À toutes les fois je répondais: “Je suis une mère immunisée contre les maladies. Je suis tellement occupé qu’elle ne peut s’agripper à moi!” (Voilà une bonne affirmation pour maintenir une pensée de santé.)
Chaque matin, je prenais le temps d’accueillir chacun des enfants comme si il était le seul au monde. Certains parents me démontraient leur reconnaissance par des mots gentils, une attention spéciale lors d’évènements comme la St-Valentin. Ils ressentaient le respect et l’amour que j’avais pour leurs enfants. J’ai même appris à compter à un garçon de 12 ans, sa passion était les taxis et, nous comptions les taxis qu’il voyait.
Revenons à Marco. Tous les matins je remplissais mon cœur d’amour pour Marco, et lorsque je le touchais, je me concentrais sur l’image que cette vibration d’amour se transmettait jusqu’à son cœur. Je voyais comme une onde qui partait de mon cœur, voyageant dans mon corps jusqu’à ma main, et quand je le touchais doucement, cette onde se rendait dans son corps et voyageait jusqu’à son cœur.
J’ai fait cela soir et matin. Lorsque je quittais Marco mon cœur était remplit de gratitude, je découvrais une nouvelle façon d’aimer, de transmettre mon amour. Je découvrais l’amour inconditionnelle.
Jusqu’au jour où, un matin que j’accueillis Marco dans mon autobus. Comme tout les matins, je dit à Marco: “Bonjour mon beau Marco, ça va bien se matin?” La préposée qui nous amène les enfants, me regarde et me dit: “C’est à cause de toi!” Là je suis dans tout mes états… qu’est-ce que j’ai fait? (Il faut que je vous dise que je ne permettais à personne de manquer de respect aux enfants qui étaient sous ma responsabilité… il m’est arrivé de recevoir des plaintes… qui se sont soldés par des plaintes non-recevables) Toujours est-il, que je suis là, à me demander: est-ce un reproche? La préposée me dit que, depuis quelques temps ils ont remarqué que Marco… répondait à certains stimuli lorsqu’on lui parlait ou le touchait!!!
Ce matin-là, pour la première fois, je prenais conscience que Marco souriait. Mes yeux se sont remplit d’eau et, mon frère venait d’avoir raison. Il y avait une récompense en bout de ligne.
J’ai fait plusieurs démarches pour rester en contact avec Marco. J’ai même demandé à mon mari si nous pouvions être famille d’accueil… À la fin de l’année scolaire j’ai du apprendre à “lâcher prise” et permettre à Marco de continuer son chemin sans moi.
Je lui ai achetés une casquette qu’il pouvait mettre par dessus son casque protecteur, avec son nom écrit dessus. Marco venait de prendre contact avec une identité bien à lui.
Quelle sera votre intention délibérée pour aujourd’hui? Que voulez-vous expérimenter aujourd’hui? Sachez ce que vous voulez et le « comment » viendra de lui-même. Vous serez inspirer, selon votre croyance, par votre être intérieur, ou Dieu, ou la Source, ou quelque soit le nom que vous donnez à votre puissance supérieur.
Nous sommes des êtres libre, en croissance et, à la recherche de la joie.
Johanne




